«La désinformation circule librement, surtout dans les zones minières, d’où la nécessité de former des professionnels capables de décrypter et de transmettre une information de qualité », a déclaré Hassana Fall, vice-président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS).
Il s’exprimait à l’occasion du lancement d’un atelier de formation de deux jours consacré aux industries extractives. Une trentaine de journalistes, blogueurs, créateurs de contenus et autres professionnels des médias prennent part à cette initiative, qui se tient à la Maison de la Presse Babacar Touré, à Dakar.
Organisée par la CJRS, avec l’appui de l’Association des Blogueurs pour une Citoyenneté Active (ABCA) et de ses partenaires, cette formation vise à promouvoir une couverture médiatique responsable des questions liées aux industries extractives, notamment à travers la vérification des faits, la lutte contre la désinformation et la protection des sources.
Pendant deux jours, les participants renforceront leurs compétences grâce à des connaissances, des outils méthodologiques et des exercices pratiques leur permettant de mieux comprendre le secteur extractif sénégalais. Ils seront notamment amenés à analyser des documents officiels, à interpréter les données disponibles et à produire des contenus fiables, rigoureux et accessibles au public.
Fatou Sidibé, coordinatrice de l’atelier et membre du bureau exécutif de la CJRS, a rappelé que « la formation continue des journalistes est une mission clé de la Convention ». Elle a expliqué le choix du secteur extractif par la nécessité de renforcer l’accès à une information de qualité dans un domaine souvent perçu comme complexe et difficile d’accès.
Le secrétaire permanent du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE) et formateur, Thaddée Adiouma Seck, a, pour sa part, souligné que « cette formation permettra aux journalistes de collecter, traiter et publier des informations pertinentes sur les industries extractives ».




