Me Marie Rose Touré Kane, Association des Femmes Greffières : « Il y a eu un effectif féminin très réduit dans le corps… »

Khary Diène
Khary Diène
Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un...

À l’occasion de ce mois dédié aux droits des femmes, l’Association des Femmes Greffières du Sénégal (AFGS) a tenu une journée portes ouvertes ce vendredi au Palais de justice de Dakar. Le thème retenu est : « Pour toutes les femmes : un accès égalitaire aux services de la justice ».

Me Marie Rose Touré Kane est la présidente de l’AFGS et également cheffe de greffe du Tribunal de commerce hors classe de Dakar.

La présidente explique aux justiciables leur métier : « Le greffe, comme on l’a dit, est un maillon essentiel du système judiciaire sénégalais. Aujourd’hui, les femmes qui constituent ce corps se sont regroupées en association pour informer le peuple sénégalais, le public, les justiciables et les acteurs judiciaires sur la réalité du métier de greffier. »

Revenant sur le thème de cette année, Me Touré déplore le faible nombre de femmes dans la profession : « Nous l’avons choisi parce que nous avons constaté qu’il y a un effectif féminin très réduit dans le corps. Dans ma promotion, nous étions huit et j’étais la seule femme. Il y a même des promotions où il n’y a aucune femme. Pourtant, elles sont aptes à exercer ce métier. Ce faible effectif est certainement dû à un manque d’information. Le métier est aujourd’hui très attrayant, car il relève de la hiérarchie A2. Dans le cadre de l’Association des Femmes Greffières du Sénégal, nous allons mener des actions de sensibilisation et promouvoir notre profession. »

La journée portes ouvertes a aussi été l’occasion pour l’association de rendre hommage aux anciennes : « Une très belle opportunité également pour honorer nos aînées. Car ce sont ces pionnières du greffe qui nous ont accueillies, nous, jeunes greffières. À l’époque, elles avaient notre âge, elles étaient moins anciennes que nous le sommes aujourd’hui. Elles nous ont accompagnées et ont fait de nous ce que nous sommes devenues. Elles nous ont appris le métier et nous ont légué un héritage formidable. Nous nous sommes dit que nous n’avons pas le droit de ternir cet héritage. Leur rendre hommage a été notre plus grande fierté. »

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Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un rôle actif dans la transformation positive de la société sénégalaise, tout en respectant les normes professionnelles du Journalisme.
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