En prélude à la Journée mondiale de l’ozone, prévue au mois de septembre, journalistes, techniciens et experts se sont réunis, ce lundi à Dakar, autour d’un atelier consacré à l’accessibilité de l’information environnementale au grand public.
L’objectif de cette rencontre est de renforcer la qualité de l’information, de sensibiliser les populations aux enjeux et dangers liés à la dégradation de la couche d’ozone, et de favoriser une meilleure appropriation des engagements pris dans le cadre du Protocole de Montréal.
Organisé en partenariat avec l’Association des Journalistes pour la Transparence dans les Ressources extractives et la Préservation de l’Environnement (AJTREPE), cet atelier d’information et de sensibilisation à l’intention des professionnels des médias a été salué par l’ensemble des parties prenantes.
Présidant la rencontre, Baba Dramé, Directeur de la réglementation et du contrôle, est revenu sur les engagements du Sénégal en matière de protection de la couche d’ozone.
« Le pays s’est engagé dans l’élimination progressive des hydrochlorofluorocarbures (HCFC), autrefois utilisés comme substituts aux CFC. Par ailleurs, avec l’amendement de Kigali ratifié en 2018, le Sénégal poursuit la réduction progressive des hydrofluorocarbures (HFC), des gaz à fort potentiel de réchauffement climatique », a-t-il expliqué.
Il a également souligné les limites de certaines décisions internationales :
« Très souvent, les solutions adoptées pour résoudre un problème en créent d’autres. Dans le cadre de la lutte contre la dégradation de la couche d’ozone, de nouvelles substances ont été introduites comme gaz réfrigérants, mais elles présentent des impacts négatifs sur le climat. »
Selon lui, les avancées techniques et réglementaires ne peuvent produire des résultats sans l’adhésion des populations.
« Ces progrès sont essentiels, mais ils nécessitent une appropriation par les citoyens. Les journalistes deviennent ainsi des acteurs clés dans ce processus », a-t-il insisté.
Baba Dramé a rappelé le rôle central des professionnels des médias, qu’il qualifie « d’éducateurs de masse », capables de vulgariser des notions complexes, d’influencer les comportements individuels et collectifs, mais aussi de contribuer à la transparence dans la mise en œuvre des politiques publiques.
À l’issue de cet atelier, les journalistes sont appelés à intensifier la sensibilisation des populations, notamment sur les bonnes pratiques dans les secteurs du froid et de la climatisation, et à accompagner les changements de comportement vers des modes de consommation plus durables et respectueux de l’environnement.
Il s’agit également de valoriser les efforts du Sénégal en matière de protection de l’environnement, tout en luttant contre la désinformation dans ce domaine.
Les experts présents ont, pour leur part, souligné que la réduction des HFC nécessite l’acquisition de technologies nouvelles. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des techniciens frigoristes, d’équiper les services des douanes en matériels de contrôle, tels que les identificateurs de gaz frigorigènes, et de poursuivre la formation des journalistes sur les enjeux liés à l’ozone et au climat.




