Loi de finance rectificative, Aissata Tall Sall émet des réserves « Je ne crois pas aux chiffres de Cheikh Diba sur la LFR »

Khary Diène
Khary Diène
Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un...

L’Assemblée nationale a tenu une séance plénière consacrée à l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR). Au cours des débats, plusieurs interventions ont marqué les esprits, notamment celle d’Aissata Tall Sall, qui a exprimé sa réserve sur les chiffres avancés par le ministre des Finances, Cheikh Diba.

« Je ne crois pas aux chiffres de Cheikh Diba sur la LFR », a déclaré la députée, appelant le ministre à honorer le paiement des bourses de sécurité familiale. Aissata Tall Sall a également attiré l’attention sur la situation sociale tendue, évoquant un « front syndical en pleine ébullition ». Les discussions se sont tenues à  l’hémicycle lors du vote de la loi de finances rectificative le samedi 28 juin 2025, qui a cristallisé de nombreuses attentes et suscite des inquiétudes au sein de la classe politique et de la société civile.

Pour rappel, la Loi de Finances Rectificative (LFR) est un texte budgétaire que le gouvernement présente lorsqu’il est nécessaire d’ajuster le budget voté en début d’année. En d’autres termes, c’est une « révision » du budget initial.

Cela peut arriver, par exemple, si l’État a moins de recettes que prévu, s’il doit faire face à des dépenses imprévues (comme une catastrophe naturelle, une hausse des prix à l’international, ou des mesures sociales urgentes), ou encore s’il veut réorienter certaines priorités.

La LFR permet donc de :

modifier certaines allocations budgétaires,

inscrire de nouvelles dépenses,

ou réviser les prévisions de recettes et de déficit.

Elle suit le même circuit que la loi de finances initiale : le gouvernement la propose, puis l’Assemblée nationale l’examine et la vote.

 

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