Fonds Covid : les avocats de Sophie Gladima sollicitent sa mise en liberté provisoire

Khary Diène
Khary Diène
Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un...

Les avocats de l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Sophie Gladima, ont déposé une requête pour obtenir sa mise en liberté provisoire. Cette démarche intervient après son audition au fond par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice, mercredi dernier.

Dans un document de 11 pages, Mes Baboucar Cissé, François Sarr, Antoine Mbengue et Michel Simel Basse exposent plusieurs arguments pour contester le maintien en détention de leur cliente, inculpée depuis le 21 mai pour un présumé détournement de deniers publics portant sur 73 200 000 FCFA informe le journal l’Observateur dans sa parution du jour.

Cette somme est liée à l’utilisation des Fonds Force-Covid, destinés à la réalisation d’un centre gravimétrique à Kédougou pour soutenir les orpailleurs touchés par la pandémie.

Les avocats rappellent que, selon eux, la Cour des comptes n’a jamais mis directement en cause Mme Gladima. Ils précisent qu’elle s’est limitée à l’approbation des contrats avant tout paiement et n’est pas intervenue dans les phases de vérification ni dans la gestion des paiements après exécution.

La principale irrégularité pointée par la Cour des comptes concerne un non-respect de la règle « paiement après service fait », fondé sur un décret qui, au moment du rapport en août 2022, était déjà remplacé par un nouveau texte. Pour les avocats, cela constitue une erreur qui affaiblit les accusations.

Ils soulignent enfin que le rapport invite surtout à enquêter sur le Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère, sans mentionner explicitement la responsabilité de Sophie Gladima.

Au vu de ces éléments, ses conseils estiment qu’elle remplit les conditions pour bénéficier d’une liberté provisoire, conformément à l’article 140 du Code de procédure pénale.

La décision sur la levée de son mandat de dépôt reste désormais entre les mains de la commission d’instruction de la Haute Cour de justice.

 

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Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un rôle actif dans la transformation positive de la société sénégalaise, tout en respectant les normes professionnelles du Journalisme.
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