L’écrivain sénégalais Ibrahima Ndiaye, auteur de « Quand tout s’effondre autour de vous », a partagé sur Facebook un extrait poignant intitulé « Le quotidien des divorcés et des veufs face au regard de la société ». Un texte qui a touché de nombreuses personnes, notamment en raison des réalités et des préjugés qu’il décrit dans la société sénégalaise.
Dans cet extrait, l’auteur rappelle d’abord que « Aussi sacrée que soit la vie, elle a une fin. Et tout, un jour ou l’autre, prend fin : un mariage, une union, une promesse. » Il insiste sur le fait que, lorsqu’il s’agit de divorce, ce sont souvent les femmes qui paient le prix le plus lourd.
Il évoque les blessures invisibles que ces femmes subissent : traumatismes, perte de confiance, peur d’aimer à nouveau. Mais au-delà de la douleur personnelle, elles doivent affronter une société qu’il qualifie de cruelle dans ses mots et implacable dans ses jugements.
Ibrahima Ndiaye déplore les expressions humiliantes encore courantes pour désigner les femmes divorcées : « blessée de guerre », « deuxième main » … Et il interroge : « En quoi une femme divorcée vaut-elle moins qu’une femme qui ne l’a jamais été ? Dans une société où les célibataires affichent parfois plus de liberté que certaines femmes mariées, pourquoi continue-t-on de discriminer celles qui ont juste choisi de se relever ? »
L’écrivain élargit ensuite sa réflexion aux veuves et aux veufs, qui, après le deuil, doivent aussi affronter l’incompréhension sociale. Il décrit la pression exercée sur ceux qui veulent reconstruire leur vie : « On leur reproche d’aimer encore, de parler d’avant, ou de ne pas aimer comme il faut. »
En conclusion, Ibrahima Ndiaye appelle à un changement de regard : « Beaucoup finissent seuls, enfermés dans le silence et la solitude. Et si on offrait à ces âmes cabossées un peu plus d’écoute, de patience, d’amour ? Parce qu’un jour, c’est peut-être nous qui aurons besoin qu’on nous tende la main. »
Il termine son message par une note de compassion :
« Qui que vous soyez, où que vous soyez… je vous vois, je vous ressens. Recevez tout mon amour, tout mon soutien, sans aucune condition.




