Selon l’ONU, plus de 100 prisonnières ont été violées puis brûlées vives lors d’une évasion dans la ville congolaise de Goma. Des centaines de prisonniers se sont évadés de la prison de Munzenze lundi dernier, après que les combattants du groupe rebelle M23 ont commencé à s’emparer de la ville.
Selon un document interne de l’ONU consulté par la BBC, entre 165 et 167 femmes ont été agressées par des détenus masculins lors de l’évasion. Le rapport précise que la plupart des femmes ont été tuées après que les détenus ont mis le feu à la prison.
La BBC n’a pas été en mesure de vérifier ces informations.
Goma, une grande ville de plus d’un million d’habitants, a été prise après que le M23, soutenu par le Rwanda, a réalisé une avancée rapide dans l’est de la République démocratique du Congo. La ville a été plongée dans le chaos, avec des corps gisant dans les rues et des missiles qui auraient survolé des maisons résidentielles.
More than 150 female prisoners were raped and burned to death during a jailbreak last week when fleeing male inmates set fire to a prison in Goma, in the eastern Democratic Republic of Congo, a United Nations spokesperson has said. UN Human Rights Office spokesperson Seif Magango pic.twitter.com/CS7OZJQbez
— 🌹⚔️ BRAVE POLISH GIRL 👱🏼♀️❤️ (@Btchen_n) February 8, 2025
Des images de l’évasion de la semaine dernière montrent des personnes fuyant le bâtiment alors que de la fumée s’élève à l’arrière-plan. Des coups de feu nourris ont également été entendus. Dans une autre vidéo, des personnes que l’on pense être les prisonniers évadés défilent dans les rues de Goma.
L’ONU affirme qu’au moins 2 900 personnes ont été tuées au cours des combats, que 2 000 corps ont été enterrés et que 900 autres se trouvent encore dans les morgues de la ville.
En début de semaine, les rebelles ont annoncé un cessez-le-feu pour des raisons humanitaires. Cependant, le M23 a lancé une nouvelle offensive mercredi, selon des sources, et aurait capturé la ville minière de Nyabibwe.
Nyabibwe se trouve à environ 100 km de Bukavu, la deuxième ville de l’est du pays, qui aurait été la cible de la dernière avancée des rebelles. Les autorités congolaises ont fait appel à des centaines de volontaires civils pour aider à défendre Bukavu.




