Les résultats d’une étude scientifique de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar jettent une lumière préoccupante sur la qualité de l’eau en sachet vendue au Sénégal. Selon les chercheurs, 82 % des échantillons analysés ont été déclarés non conformes à la consommation en raison d’une contamination microbiologique.
Présentée le 23 juin à l’occasion de la 5ᵉ Journée scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments, l’étude a porté sur 100 échantillons provenant de 50 marques d’eau en sachet. Les analyses révèlent que seuls 2 % des échantillons sont jugés satisfaisants, tandis que 2 % sont qualifiés d’acceptables et 14 % de passables.
Ces conclusions surviennent quelques semaines seulement après le démantèlement, par les autorités, de plus de dix unités clandestines de fabrication d’eau en sachet dans la banlieue de Dakar. Ces installations opéraient en dehors du cadre réglementaire, alimentant les inquiétudes sur le respect des normes d’hygiène dans ce secteur.
Très consommée au Sénégal en raison de son faible coût et de sa large disponibilité, l’eau en sachet représente une source d’hydratation quotidienne pour de nombreux citoyens. Les résultats de cette étude mettent en évidence les enjeux liés à la qualité sanitaire des produits mis sur le marché et au respect des procédures de production.
L’étude remet également en avant la nécessité d’une surveillance rigoureuse de la chaîne de fabrication, de conditionnement et de distribution de l’eau destinée à la consommation humaine. Les contrôles sanitaires et la lutte contre les unités de production illégales figurent parmi les dispositifs destinés à garantir la conformité des produits commercialisés.
Dans ce contexte, ces résultats relancent le débat sur l’efficacité des mécanismes de contrôle en vigueur. Ils posent la question d’un éventuel renforcement de la surveillance de la production et de la vente de l’eau en sachet afin de mieux préserver la sécurité sanitaire des consommateurs.




