Pour cette édition 2026 la journée mondiale contre le travail des enfants a été organisée ce jeudi à Sedhiou
L’événement a été organisé par le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, à travers la Cellule de coordination de la lutte contre le travail des enfants (CCLTE), en partenariat avec le Réseau des journalistes et animateurs pour la protection de l’enfant (REJAPE).
Placée sous le thème : « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes », cette édition a permis de mettre en lumière les défis liés à l’élimination du travail des enfants au Sénégal.
Un choix motivé par la vulnérabilité des enfants de la région
Selon Mame Coumba Thiaw, inspectrice du travail et de la sécurité sociale et coordonnatrice de la CCLTE, le choix de Sédhiou s’inscrit dans la volonté du ministère de décentraliser cette célébration, après plusieurs éditions organisées dans d’autres régions du pays.
Elle a expliqué que la région a été retenue en raison de la vulnérabilité particulière de nombreux enfants qui y vivent, notamment à cause de son caractère frontalier et de la persistance du phénomène du travail des enfants sur son territoire.
Mme Thiaw a également indiqué que le thème retenu cette année a été adopté lors de la sixième Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants, tenue à Marrakech.
Trois priorités dégagées à l’issue des échanges
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Ba Ousmane Danfakha, adjoint au gouverneur de la région de Sédhiou chargé du développement, a rappelé que les échanges ont confirmé que le travail des enfants compromet sérieusement l’éducation, la santé et l’épanouissement de nombreux jeunes.
À l’issue des discussions, trois priorités ont été identifiées : le renforcement de la sensibilisation communautaire, la promotion du maintien des enfants à l’école et l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs de la protection de l’enfance.
M. Danfakha a également souligné la nécessité d’agir sur les causes profondes du phénomène, notamment la pauvreté, le chômage et le faible accès aux opportunités économiques pour les adultes.
Il a enfin invité l’ensemble des acteurs à maintenir la dynamique engagée afin de garantir à chaque enfant un environnement protecteur et favorable à son développement.
Les autorités locales appellent à une mobilisation accrue
Présente à la cérémonie, l’adjointe au maire de Sédhiou, Maïmouna Djitté, a insisté sur la responsabilité collective dans la lutte contre le travail des enfants.
« Nous devons accompagner les enfants afin qu’ils deviennent des adultes capables de prendre la relève demain et de préserver les acquis. Si nous ne le faisons pas, nous aurons failli à notre mission », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que cette responsabilité repose à la fois sur des principes religieux et sur les dispositions légales en vigueur au Sénégal, qui interdisent l’exploitation économique des enfants.
Selon elle, les enfants doivent être orientés vers l’école ou vers des centres de formation professionnelle leur permettant d’acquérir des compétences pour leur avenir.
« Nous devons faire de cette journée une occasion de renforcer les actions visant à réduire de manière significative le travail des enfants dans notre pays, et particulièrement dans notre région », a-t-elle conclu.
Une lutte qui reste une priorité nationale
À travers cette célébration, les autorités, les partenaires et les acteurs de la protection de l’enfance ont réaffirmé leur engagement à intensifier les actions de prévention et de sensibilisation afin de garantir aux enfants sénégalais leurs droits fondamentaux à l’éducation, à la protection et à un développement harmonieux.




